Kazan, capitale du Tatarstan. Voila ou nous reprenons des forces durant quelques jours. La distance depuis notre station d’hivernage, Nerehkta, n’est que de 861 km (au compteur tout neuf de Cynthia), mais deja une belle brochette de rencontres et que’ques belles aventures.

A commencer par notre premier jour, en debut d’apres-midi, le 15 avril dernier. Nous avions donne rendez vous a qui voulait pour faire quelques km avec nous. Le centre qui nous a accueillis a prete des velos pour ceux qui n’en avaient pas, ce qui nous a permis de nous offrir le luxe d’une escorte de 18 amis. 6 filles de Kostroma et Maxime qui avaient participe au camp musical, 6 copines de l’ecole 4 dans laquelle nous avions travaille, Natalia (amie prof d’anglais dans une universite a Kostroma), Ira notre amie de Yaroslav, Jeanne (compagne de Oleg notre bienfaiteur pour l’hiver) et enfin Daria (amie et interprete au camp musical) et Alex (son ami). Apres une premiere separation avec nos amies de Kostroma, nous avons enchaine avec le reste de la bande. Sans commentaire, on aime pas les separations … Alex nous a encore accompagnes sur quelques virages et en a profite pour se faire les mollets sur la monture de Cynthia. A notre grande surprise, il nous a annonce qu’un voyage a velo vers la France serait envisageable … paroles ou pedales en l’air ??!!!! A toi de pousser un peu plus loin le sujet chere Daria ;-)) Attendez quand meme qu’on soit de retour. Et puis on aura l’occasion d’en reparler quand vous nous aurez rejoints dans la region de Irkoutsk ;-))

Plus que quelques secondes et … ca y est Alex n’est plus en vue, ca y est nous sommes a nouveau seuls. A nous la route, puis la piste, les grands espaces et enfin le monde. Il etait grand temps de reprendre le voyage et de respirer a nouveau la nature et notre chere, tres chere liberte. Qu’il etait bon de se sentir a nouveau en partance vers un inconnu de rencontres et d’histoires nouvelles. Ca sonnait a nouveau comme un grand depart, peut etre pas aussi important que le 29 juin 2006, mais tout aussi grisant. Et puis ces nouveaux coups de pedales sont porteurs de nouveaux horizons qui n’ont plus grand chose a voir avec l’Europe. A savoir d’ailleurs qu’auparavant, Kazan etait consideree comme le debut de la Siberie.

Nous nous rejouissions de passer notre premiere nuit sous la tente. Quelques km avant notre suppose point de chute, nous faisons des courses dans un magasin et nous rencontrons Valere et Svieta qui nous accostent et nous disent qu’ils nous ont vus a la tele. L’invitation a passer la nuit chex eux s’en est suivie, comme une logique implacable et notre reponse positive les a rejouis. Tant pis pour la tente, on aura bien l’occasion de l’apprecier une prochaine fois. Le bania et le repas etaient au programme, et la soiree fut arrosee d’un peu de vodka, de the et de bonne humeur.

Ce fut une petite nuit et un depart matinal le lendemain, un autre bon souvenir en poche.  La deuxieme etape s’est faite chez nos amis de Ples, Andre et Liena. Nous en avions parle dans un mail precedent. Il est Francais et elle est Russe. Une fois de plus, ils nous ont superbement accueillis et plus encore. Nous ne devions y passer qu’une seule nuit, mais la sante de Cynthia s’est degradee durant la nuit et le reveil difficile et les conseils de nos hotes nous ont fait pencher pour un repos force. C’etait necessaire et le lieu se pretait parfaitement pour la recuperation de notre heroine. Nous avons aussi pu y revoir notre amie Olga (la directrice du musee du peintre Levitan) et passer un bon moment en sa compagnie. Un chaton dans la gorge de Cynthia et les mollets regonfles, nous avons repris la route et evitant de trop s’attarder sur les adieux. Merci a vous, Andre et Liena, vos bons soins et la chaleur de votre accueil nous ont fait beaucoup de bien. On vous souhaite longue et belle vie.

A nouveau sur la route, nous avions prevu de continuer par la rive nord de la Volga, mais la saison de la peche a eu raison de nous et d’une eventuelle barge; nous tracons finalement sur une ligne en diagonale nord/ouest sud/est qui nous mene a travers des pistes cahotiques mais vierges d’urbanisme et riches d’air pure. En direction de Nijnyi Novgorod, notre prochaine grande ville etape.  Tranquillement nous retrouvons notre rythme precedent notre hivernage en entrant dans des pseudo meditations, chacun sur nos selles quand nous ne sommes pas en plein echange de feelings concernant notre environnement direct ou a parler de notre passe ou de notre futur. Et a refaire le monde, car il faut bien le dire, notre monde ne tourne pas aussi rond que nos belles roues crantees. Oui bon, elle est facile …

Qu’il est bon de se laisser aller en roulant, a flaner, a saluer, a humer, a ecouter, a ressentir, a se sentir vivre tout simplement.  Etrangement, c’est un jour ou nous sommes le plus en attente d’une invitation que nous sommes incapables de trouver un toit chauffe. Le chaton dans la gorge de Cynthia a decide d’y camper et meme de grandir. Elle sent la fievre et la fatigue s’accumuler et le the offert par le pere d’une grande famille (c’est pourquoi il ne peut pas nous loger, manque de place) nous reconforte bien. Cet homme va meme m’accompagner pour tenter de denicher une babouchka ouverte a nous recevoir pour la nuit … en vain. Apres une averse de flocons/grelons, nous remplissons nos poches a eau et repartons un peu penauds a la recherche d’un terrain isole pour poser la tente pour un deuxieme repos force. Finalement, le temps a ete clement avec nous et nous avons passe deux nuits et un jour complet dans ce bout de campagne. Cynthia se dit qu’apres tout, emitouflee dans sa doudoune et ses grosses chaussettes et sous les bons soins attentionnes de DoM, elle a pu se refaire une petite sante et que chez quelqu’un il lui aurait ete peut-etre plus difficile de rester vraiment au calme.

Nous repartons a nouveau et la croissance du chaton semble s’etre stoppee sans avoir disparu pour autant.  Notre arrivee a Nijnyi Novgorod fut assez longue. Nous avons enchaine environ 80 km qui se sont soldes par une super mega montee proche des 15% que cnouskonpedale konsenseraitbienpasse … Mais avant ca, nous avons rencontre Vladimir et ses deux amis, eux aussi a velo. Nous les avons accostes pour leur demander s’ils ne connaissaient pas un magasin ou nous aurions la chance de trouver un porte-bagage avant. Celui de Cynthia avait un boulon casse dans le pas de vis. Impossible a reparer sans de vrais outils. Nos trois amis se sont alors proposes comme guides et nous ont emmenes jusqu’a ce magasin ou nous n’avons pas trouve de porte-bagage, mais ou nous avons rencontre Victor. Pour revenir a Vladimir, apres ces 20 km ensemble (nous qui croyions qu’il n’en restait que 5), il nous declare que nous lui avons ensoleille sa journee. Sa rejouissance faisait plaisir a voir et ca peut paraitre trois fois rien, mais ses mots nous ont touches et croyez le ou pas, mais apres ca on se sent bien et voire meme utiles. Ca ne s’explique pas, c’est comme ca.

Victor possede une usine qui fabrique entre autre des cadres de velos a partir de carbone. Il nous propose donc de demonter la fourche avant de Cynthia et de l’envoyer a cette usine a 20 km pour faire faire la reparation et la recuperer le jour suivant. La chose sera faite le jour suivant et celui d’apres, nous recuperions notre fourche et un porte-bagage remis en etat comme au premier jour. Merci Victor. Il parle tres bien anglais et son contact nous est precieux. Il sera peut etre notre solution pour eventuellement renouveler notre visa russe. A suivre …

Nous vous avons certainement deja parle de notre chere etoile qui nous suit et a qui nous donnons pas mal de fil a retordre. Elle nous surprend toujours par son aide precieuse et on se dit aussi qu’en fait plus on la sollicite, plus elle agit et plus elle prend son pied.

Plus haut nous parlions de cette infernale montee a l’arrivee de Nijnyi. Nous devions passer par la car notre point de rendez vous avec notre hote etait a son sommet. Et le magasin etait aussi a son sommet. Autrement dit, si notre hote avait fixe le rendez-vous avant cette cote (et qui plus est plus proche de chez lui), nous n’aurions jamais rencontre Victor. Tout ca pour dire que si parfois on se dit qu’on prefererait etre ailleurs, il faut penser que cet instant aboutira a une action qui aura un impact sur notre futur et que les choses doivent s’enchainer comme elles le font. Bien sur parfois la situation peut etre grave et semble n’aboutir a rien et la douleur qu’elle occasionne est penible voire insurmontable, mais c’est seulement apres des semaines, mois ou annees qu’on peut se dire que sans cela nous ne serions pas la ou nous sommes aujourd’hui. Tant que nous gardons en nous l’espoir que nous pouvons changer et ameliorer le recit de notre histoire, tout reste possible. Comme Cynthia aime a dire, c’est l’audace qui nous fait avancer … a mediter ou a oublier, c’est comme vous le sentez.

A Nijnyi, nous logeons chez Andrei. Une rencontre faite par l’intermediaire du site « hopitality club » (merci Helene pour le bon tuyau dont nous avons deja fait bon usage ;-)) Lui aussi voyage a velo. Sur des plus courtes distances et des durees moins longues car il n’a pas la meme chance que nous de pouvoir dire au boss qu’il prend trois ans de conges. Comme nous sommes entre deux week-ends, la rencontre se fait le soir et reste breve. Merci quand meme pour le coup de main. Ca parait pas, mais quand on nous met les cles entre les mains en nous disant, profitez de la ville et faites comme bon vous semble, ca facilite le voyage. Encore merci Andrei.

Apres quelques trifouillages sur les velos, quelques mails et une petite visite de la ville, nous repartons sous la pluie accompagnes de Vladimir (le meme qu’a notre arrivee) qui prendra le temps de faire 35 bornes avec nous. On prendra quand meme le temps a midi pour trouver un petit resto et lui offrir le repas. Vraiment sympa ce Vladimir.

Le surlendemain, nous avons pose la tente pres d’un monastere, pas plus moche ou plus joli qu’un autre, un monastere quoi. Nous y avons rencontre trois gars qui ont attrape DoM a la sortie d’un magasin sans lui laisser le temps de reagir et lui fourrer un verre de vodka dans la main droite, une saucisse et un bout de pain dans la main gauche. Le danger ne previent pas parfois et dans ces cas-la, il faut aller dans le sens ou les choses se presentent a vous. C’est ce que le valeureux DoM a fait. Sans broncher, il a enfile le premier et le deuxieme verre de deux coups de coude bien maitrises. Nos trois amis etaient deja bien amoches, mais en leur apprenant la direction que nous allions suivre le lendemain, ils nous ont mis en garde sur une zone ou nous pourrions rencontrer des hooligans (en Russe, des gens emmeches qui pourraient vous ennuyer) … Ce n’etait pas la premiere alerte du genre qu’on nous donnait et c’est l’esprit leger et des virages en lignes droites (pour DoM) que nous sommes repartis. Apres une bonne nuit bien fraiche sous dome (a savoir qu’en russe, maison se dit « dom » dixit DoM), nous repartons toujours l’esprit leger et la maitrise des vraies lignes droites. Quelques 20 km plus loin, une voiture arrive un peu vite derriere nous et freine au dernier moment derriere DoM. Elle nous depasse et s’arrete un peu plus loin. Sortent alors deux jeunes qui nous demandent de nous arreter. Nous reconnaissons un des deux que nous avions vu dans un village precedent et qui ne tenait pas bien droit. Un expert en vodka et biere nomme Anton. Sentant le coup foireux, nous nous decalons en tentant de leur expliquer que nous n’avons pas le temps de nous arreter. Frustres, il nous depassent a nouveau et mettent cette fois la voiture au milieu de la route. Juste avant d’arriver a leur hauteur, une voiture nous depasse obligeant Anton et son alcoolique d’accolyte a bouger leur carcasse et a nouveau nous profitons de la situation pour les depasser. La troisieme tentative fut la bonne. Ils ont stoppe leur voiture un peu plus loin leur laissant le temps de sortir et de se tenir debout au mileu de la route. Impossible de les eviter. Nous affichons un sourire crispe et stoppons nos velos devant eux. Nous jouons la carte des pauvres touristes qui ne comprennent rien a ce qu’on leur demande, mais les gestes ne trompent pas, ils ont besoin d’argent et n’hesitent pas au bout d’un moment pour nous dire que c’est pour acheter de la vodka. Le temps dure toujours plus longtemps dans ces cas-la et au bout d’un quart d’heure, 20 mn, voire une demi heure, alors que DoM etait pret a ceder la somme demandee (200 roubles, entre 6 et 7 euros), Cynthia arrete une camionnette qui passait par la. Le passager comprend alors vite la scene et consent a descendre pour calmer les cocos et nous dire de reprendre la route. Nous ne nous faisons pas prier et enfourchons a grande vitesse les velos. Peu de temps apres ca, Anton nous depasse a nouveau et bifurque a droite en direction d’un village tout proche.

Nous nous sommes alors mis dans une recherche tres active d’un coin planque pour nous remettre des emotions. Nous nous disions que nos « bandits » (c’est comme ca que Anton s’est presente a Cynthia) n’ont pas recu ce qu’ils attendaient et qu’ils n’avaient rien d’autre a faire (c’est un jour ferie) que de prevenir des collegues de la bouteille pour nous attraper un peu plus loin. A l’abri derriere nos fourres et a l’affut de chaque bruit de moteur sur la route a proximite, nous decidons que nous allons nous enfoncer encore un peu plus dans la campagne et passer la les deux prochaines nuits. Le lendemain etait ferie et nous nous disions qu’etant donne que nous ne passons pas inapercus, un simple coup de fil pouvait signaler notre presence et remettre nos assaillants sur nos traces. Et voila comment se mettre la pression et passer un jour entier en planque a filtrer de l’eau verte qui sent la vase, meme en nous disant que nos deux bougres n’etaient que des bandits d’un instant et qu’ils n’etaient pas si dangereux. La frustration et l’acool aidant, nous ne pouvions prevoir leurs reactions et nous avons simplement prefere jouer la precaution. Et puis comme ca, on s’est fait un p’tit jour de repos impose, mais peinard.

A nouveau nous avons repris la route, l’esprit un peu moins tranquile cette fois, tant que nous n’avions pas quitte la zone a « bandits ». Apres Nijnyi Novgorod, nous avons roule sur la rive nord de la Volga nous permettant ainsi d’eviter l’axe principal entre Moscou et Kazan bonde de poids lourds et, parait-il, est en mauvais etat. Surtout sur les bas-cotes de la route ou nous roulons nous, petits cyclistes vulnerables. Pour repasser de l’autre cote du fleuve, nous montons sur des ferries qui ne coutent pas cher et nous permettent de mettre les mollets au repos quelques minutes. Ca tombe bien, car la suite du programne, avant la prochaine halte, est un enchainement de cotes raides. Et une fois de plus, nous terminons une bonne jouneer de presque 80 km avec une mega cote en terre impossible a monter a velo. Et croyez-nous, tant qu’on peut rester sur les pedales on le fait car pousser les velos est encore plus dur ; c’est evidemment la ou c’est le plus raide que nous devons le faire. C’est la loi de la frustration. En meme temps, ca nous permet de travailler les bras et comme ca on sait pourquoi c’est encore plus dur de repartir le lendemain matin.

Ces cotes sont rudes, mais le cadre est superbe. On se trouve dans la republique de Mary El. Certaines rencontres insistent pour nous dire que nous ne sommes plus en Russie et que ca n’a rien a voir. Il est vrai que les facies commencent a changer, a s’arrondir et que la langue locale est differente, bien que tout le monde sache parler le russe. Nous ressentons un peu plus de depaysement et du meme coup un peu plus d’eloignement de vous, nos proches et amis. Ca sent un peu plus l’orient et les regards se posent differement sur nous. Il semble que nous suscitons un peu plus de curiosite. A une pause casse-croute, Arsene, musicien, n’hesite pas a nous jouer un bel air d’accordeon. Quelques instants plus tard, trois babouchkas toutes curieuses se joignent a notre accordeoniste pour danser et chanter en meme temps. Voila le type de rencontre qui nous fait chaud au coeur et qui nous donne encore plus envie d’aller un peu plus loin chaque jour.

C’est la semaine des premieres fois, avec en premier la rencontre avec nos bandits et aujourd’hui notre premier controle par la milice locale. Rassurez-vous, nous respections la vitesse reglementee et nos papiers sont en ordre. Mais ca n’a pas empeche nos deux kepis de nous assaillir de questions que nous avions du mal a comprendre. Ils ne savaient pas trop quoi faire de nous et apres quelques coups de fil au boss et un controle des numeros de visas, ils nous ont simplement souhaite bonne route. Merci chef !!

La suite de l’itineraire jusqu’a Kazan a ete jalonne de belles rencontres. Nous alternons les nuits sous la tente ou chez l’habitant avec de belles rencontres et d’autres un peu plus … comment dire … un peu plus russe-tiques. Par exemple chez la famille Romanoff. Les grands-parents, leurs enfants et leurs petits-enfants. Un accueil a la Romanoff, ca ne s’oublie pas comme ca. Ils etaient beaux et tres attentionnes. Les plus grands comme les plus jeunes. C’etait leur week-end en famille et le temps d’une soiree, ils nous ont integres dans leur foyer aussi facilement qu’un merci. On a meme eu droit au banya et aux bons produits laitiers fermiers. Un vrai beau souvenir qu’on est pas pret d’oublier. On vous donnera l’adresse si ca vous tente.

Et puis chez Kolia et sa maman, en plein milieu de nulle part. L’invitation s’est faite d’elle-meme. Kolia descendait du bus, de retour de la ville, et nous a entraines jusque chez lui. Surprise, la fille, son mari et leur fille arrivent un peu tard dans la soiree, apres une journee passee dans leur datcha ; nous serons 6 a dormir dans la meme piece … Nous sommes sous de bonnes auspices car la mere de Kolia a 76 ans et n’en finit pas de benir tout ce qui passe a sa porte, les velos y compris. Merci a eux pour leur simplicite et leur bonne humeur.

Et puis enfin Kazan. Nous decidons de remettre a demain notre arrivee sur la ville. D’abord parc’que ca nous ferait plus de 80 km ensuite parc’qu’il est un peu tard et surtout car nous ne savons pas encore chez qui nous allons dormir. Depuis plusieurs jours, nous n’arrivons pas a joindre Victor qui devait nous donner l’adresse de ses amis qui pourraient nous logeaient. Il ne nous reste que 30 km a faire que nous avalons dans la matinee suivante. Il n’est pas 11h00 a notre arrivee. En mangeant quelques pirochkis (sorte de beignets sales fourres) une femme nous demande d’ou nous venons et ou nous allons dormir. On lui explique que nous ne savons pas encore et que si elle a de la place, nous en serions ravis. OK dit elle. Rappelez   moi apres 17h00 sur mon portable et venez chez moi, meme si c’est tout petit. Ouf, nous ne dormirons pas sous un pont ce soir.

Plus tard, nous trouvons un centre telephonique pour a nouveau tenter de joindre Victor, en vain. Et puis nous profitons aussi d’Internet pas cher et rapide pour lire vos bons messages. Mmmm …  En meme temps que nous surveillons les velos, nous observons un gars pendu a sa corde en train de nettoyer les vitres d’un immeuble. Peu de temps avant qu’on se decide a bouger Boulat, qui avait apercu nos velos depuis son harnais, n’hesite pas a venir a notre rencontre et a nous demander ou nous dormons ce soir … Il a 24 ans et habite avec ses parents tout pres d’ici. Bon ben allez, va pour toi, on te suit et on appelera la femme qui s’etait proposee precedemment pour lui dire que nous avons trouve notre hote. En fait c’est lui qui nous a trouves … Et c’est depuis chez eux que nous vous ecrivons.

Une fois de plus, nous nous laissons aller aux bons soins de nos logeurs. Une fois de plus, nous nous disons que notre etoile fait du bon boulot. Une fois de plus, nous apprecions le voyage que nous vivons et qui ne finit pas de nous ravir. Meme si nous accusons quelques moments moins plaisants ou la fatigue s’accumule, ils sont si vite effaces par les cadeaux que la vie nous offre, que nous ne doutons pas de notre bien-etre. La route est encore longue, mais la vie est si courte. Pas de temps a perdre, prenons notre temps et laisons nous porter par le charme de notre periple.

A bientot pour la suite. Bizzzzzzzzzzzzzzzz a toutes et a tous. DoM & Cynthia 

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