Pendant ces mois d’hivernage, portes par notre curiosite, nous avons repondu positivement a quelques demandes mediatiques que nous avons recues. Tout a commence a l’initiative de notre amie Daria qui nous a mis en contact avec Roman, une connaissance qui travaille pour la tele locale de Kostroma. La veille de Noel, Roman et son cameraman sont arrives chez nous avec l’intention de filmer quelques scenes du quotidien de deux Frantsous a Nerekhta, dans la rue, avec les enfants a l’ecole, dans l’appartement, … Et surtout l’envie de comprendre pourquoi nous avions choisi de nous arreter a Nerekhta plutot que dans une grande ville, comble du confort pour les occidentaux que nous sommes.

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Nous n’avons pas vu le reportage (juste quelques minutes inserees dans les nouvelles locales) realise a notre sujet car nous ne captons pas cette chaine. Nous avons appris que les informations qui y ont ete diffusees sont quelque peu erronnees. Le journaliste dit que nous nous sommes perdus et que nous nous sommes arretes a Nerekhta croyant etre a Nijny Novgorod !!! Waow heureusement qu’il ne travaille pas sur des themes de geopolitique !!! Nous nous disons que si une simple histoire comme la notre parvient a etre si facilement galvaudee, qu’en est-il des informations traitant de sujets complexes ? Cela nous fait reflechir une fois de plus sur la credibilite des media …

Quelques jours apres la diffusion, nous recevons un courrier adresse a l’attention du directeur de la poste de Nerekhta, pour les camarades francais !!! Bienque l’adresse soit assez lacunaire (aucun nom de rue), la lettre nous est bien parvenue. C’est Larissa qui nous ecrit; elle habite une petite ville a une centaine de km de Kostroma, a entendu parler de nous et trouvait l’occasion interessante de pratiquer par ecrit le francais qu’elle apprend par elle-meme.

Suite a ce reportage, 3 chaines de television nous ont contactes. Trois autres equipes de journalistes, toujours preoccupes par la meme question, sont venues nous rencontrer. Cette preoccupation nous a surpris; nous nous attendions a aborder avec eux la philosophie de notre voyage, nos objectifs, notre itineraire. Non, ils preferaient se limiter a saisir les images de notre vie a Nerekhta et de nos activites dans les ecoles.

Dix minutes apres la diffusion du reportage sur la chaine NTV, nous recevons un appel d’un couple franco-russe, lui francais, elle russe. Ils habitent Plos, petite ville lovee dans des collines sur les bords de la Volga. Ils se rejouissent d’avoir des compatriotes tout pres de chez eux et nous invitent a leur rendre visite a l’occasion.

S’en est alors suivi une serie d’articles de journaux. Tout d’abord le canard de Nerekhta qui a repris un article publie dans un autre journal en ayant la bonne idee de l’illustrer d’une superbe photo anonyme trouvee sur Internet (voir le resultat illarant dans la rubrique des « News »). Menant notre petite enquete, nous avons decouvert que l’article a ete redige par une journaliste de Yaroslavl qui ecrit quelques lignes tres peu flatteuses a notre sujet sans meme nous avoir rencontres !!! Est-ce l’habitude dans le milieu du journalisme d’ecrire sur des gens, en presumant leur histoire et leurs intentions ?

Nous avons ete rassures en rencontrant d’autres journalistes (4 autres articles ont suivi): ils ne sont pas tous comme ca !!! Mais surtout nous avons ete heureux de pouvoir enfin parler de notre voyage. Pour tout avouer, au 3e reportage nous n’avions plus la meme gaietai de coeur: toujours le meme scenario, les memes prises de vue, pretendre de preparer du the, de discuter entre nous assis dans le fauteuil, … Nous trouvions cela ennuyeux, ce n’etait pas vraiment ce que nous voulions partager. Car en fin de compte, notre objectif en repondant aux media est de partager notre experience avec un public plus large que celui de nos rencontres sur la route.

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Le dernier reportage realise a la fin du mois de fevrier n’a pas encore ete diffuse. Nous nous attendons a une portee plus large etant donne que la chaine est nationale. Nous avons ete touches par la journaliste Lucy (pour l’anecdote son petit ami habite a 500 metres de chez les parents de Cynthia). Ses questions nous ramenent a des reactions que nous avions deja pu observer auparavant. Elle dit que c’est dangereux de voyager dans son pays; elle vit a Moscou et n’est jamais allee ailleurs qu’a Saint Petersbourg !!! Sa visite a Nerekhta a ete sa premiere experience dans une petite ville de province … Nous lui demandons comment elle peut penser cela alors qu’elle ne s’est jamais risquee en dehors des deux metropoles russes …

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